Le relèvement socio-économique repose sur des approches adaptées aux conditions de vie des populations ciblées.
Dans le cadre du projet AMANI KWETU II, APROFEEC-RDC a réalisé une étude de base ayant permis de sélectionner 100 bénéficiaires sur un total de 239 ménages enquêtés. Cette sélection a été effectuée à partir d’un système de scoring de vulnérabilité prenant en compte plusieurs critères, notamment le niveau de revenu, la consommation alimentaire, le statut socio-familial et l’accès aux moyens de subsistance.
Les résultats de l’analyse montrent que les bénéficiaires retenues présentent un niveau de vulnérabilité élevé. La majorité d’entre elles disposent de revenus mensuels très faibles, généralement inférieurs à 10 USD, et vivent avec une consommation alimentaire limitée à un à deux repas par jour. Plusieurs ménages sont dirigés par des femmes assumant seules la charge familiale, dans un contexte marqué par des difficultés économiques et sociales importantes.
L’évaluation des besoins révèle également un accès très limité au capital productif et aux activités génératrices de revenus structurées, ce qui renforce la précarité économique des ménages ciblés.
Sur le plan des perspectives économiques, les bénéficiaires expriment un intérêt marqué pour des activités simples, accessibles et génératrices de revenus. Les principales filières retenues sont la savonnerie et transformation artisanale, la coupe et couture, ainsi que l’agriculture. Ces choix traduisent une orientation vers des activités adaptées aux réalités locales et susceptibles de favoriser un relèvement progressif.
C’est dans cette logique que les premières formations en coupe et couture ont été lancées, comme point d’entrée du processus de renforcement des capacités économiques. Elles visent à doter les bénéficiaires de compétences pratiques permettant de générer des revenus et d’améliorer progressivement leurs conditions de vie.
Cette intervention s’inscrit dans une approche de relèvement socio-économique durable, centrée sur l’autonomisation des femmes et des jeunes filles les plus vulnérables identifiées lors de l’enquête baseline.


